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Le pétrole rebondit, la demande américaine persiste

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La-Tribune Economique (Le pétrole rebondit) – Les cours du pétrole montaient jeudi, portés par la baisse des stocks commerciaux américains, preuve d’une demande vigoureuse aux États-Unis.

Cette chute inattendue prenait le pas sur les inquiétudes concernant les perspectives de l’économie mondiale et d’un possible retour du pétrole iranien sur le marché.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre gagnait 1,63 % à 95,17 dollars vers 9 h 15 GMT.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en septembre montait quant à lui de 1,40 %, à 89,34 dollars.

En baisse de 8,3 % pour le Brent et de 7,3 % pour le WTI sur un mois, les prix du brut ont effacé leurs gains engrangés dans les premiers temps de l’invasion de l’Ukraine.

Après avoir atteint en début de semaine leurs plus bas niveaux depuis janvier-février, soit avant la guerre en Ukraine, dans la foulée d’indicateurs économiques chinois en berne, les cours sont repartis à la hausse avec la publication des données hebdomadaires sur les stocks américains.

Durant la semaine achevée le 12 août, les stocks de brut ont fondu de 7,1 millions de barils à 425 millions et ceux d’essence ont décru de 4,6 millions de barils, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).

Cette baisse inattendue a requinqué les prix qui testaient des plus bas en plusieurs mois.

Le recul des réserves commerciales est dû à une demande nationale forte et à des exportations en hausse, les partenaires commerciaux des États-Unis cherchant à compenser la perte des hydrocarbures russes.

Mais les négociations en cours autour de l’accord sur le nucléaire iranien, qui pourrait permettre à ce grand producteur de reprendre ses exportations, planent encore sur les cours comme facteur baissier.

« Le manque d’investissement dans les projets d’extractions » dans d’autres membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) « limite la production », relèvent toutefois les analystes d’ANZ.

Et « même un retour sur le marché de la production iranienne ne compenserait pas la perte de l’offre russe », estiment-ils.

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