Bloomberg alerte et place la Tunisie sur la liste rouge des pays à risques, pour défaut de paiement des dettes

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La-Tribune Economique (La Tunisie sur la liste rouge des pays à risques) – le dernier rapport du groupe financier américain Bloomberg, alerte et place la Tunisie sur une liste (shortlist) de quatre pays qui sont exposés au risque de défaut de paiement des dettes.

Cette liste inclut aussi le Salvador, le Pakistan et l’Egypte

Le rapport de Bloomberg examine la situation économique de cinquante pays émergents affectés par la crise russo-ukrainienne.

Un pays est considéré en défaut de paiement quand il est incapable d’honorer ses engagements financiers auprès de ses créanciers.

  • Rappelons pour l’occasion, que l’agence de notation Fitch Ratings vient de publier à la fin de la semaine dernière une note où elle a révisé à la baisse son évaluation de la dette souveraine mondiale à la suite de la montée des risques liés notamment à la hausse des coûts d’emprunt et l’éventualité de la survenance d’une nouvelle vague de défauts de paiement.

Fitch Ratings, qui évalue les situation économique, financière et bancaire de plus de 100 pays à travers le monde, a annoncé que le conflit entre l’Ukraine et la Russie ravivait des problèmes multiples tels que l’inflation, les perturbations des chaines d’approvisionnement commercial et l’affaiblissement de la croissance ce qui affecte les conditions du crédit souverain.

« La hausse des taux d’intérêt augmente les coûts du service de la dette publique », a déclaré le responsable mondial des souverains de Fitch, James McCormack, réduisant la vision de l’entreprise sur le secteur souverain de « neutre » à « s’améliorer ».

« Les plus exposés sont les souverains des marchés émergents (ME), mais certains marchés développés très endettés sont également à risque, y compris dans la zone euro », souligne l’analyste.

Le nombre de pays dont la cote de crédit a été réduite a recommencé à augmenter cette année à mesure que les pressions se sont accumulées, indique la note de Fitch et la plupart des gouvernements couverts par l’agence ont soit introduit des subventions, soit réduit des réductions d’impôts pour tenter d’amortir l’impact de la flambée de l’inflation mais cela a des coûts.

Alors que les exportateurs de matières premières bénéficieront de la hausse des prix, ceux qui doivent importer la majeure partie de leur énergie ou de leur nourriture en souffriront et les besoins bruts de financement externe seront les plus élevés cette année, tant en termes nominaux que par rapport aux réserves de change, pour les souverains de la zone euro qui sont des importateurs nets de matières premières, ajoute McCormack.

La liste des pays en défaut de paiement ou dont les rendements obligataires sur les marchés financiers suggèrent qu’ils le seront s’élève actuellement à un nombre record de 17, précise la note de l’agence de notation. Ces 17 pays sont le Pakistan, le Sri Lanka, la Zambie, le Liban, la Tunisie, le Ghana, l’Éthiopie, l’Ukraine, le Tadjikistan, le Salvador, le Suriname, l’Équateur, le Belize, l’Argentine, la Russie, le Belarus et le Venezuela.

Rappelons que Fitch Ratings a prévu dans un rapport paru mardi 7 juin écoulé que plus d’un quart des marchés émergents (ME) notés par l’agence connaîtront des déficits budgétaires et courants d’au moins 4% du PIB en 2022, dans un contexte économique et financier difficile.

L’augmentation de la prévalence des déficits jumeaux de plus en plus pesants, selon Fitch, reflète principalement la flambée des déficits budgétaires causée par la pandémie du Covid-19, ainsi qu’une augmentation du nombre des pays émergents enregistrant des déficits courants plus importants à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la hausse subséquente de l’énergie et de l’alimentation des prix.

  • Pour 2022, l’agence prévoit que la Tunisie (CCC) enregistrera, à côté de certains pays, des déficits jumeaux d’au moins 7% du PIB.

D’après le rapport, les déficits jumeaux considérables viennent dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale, de hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine, du resserrement des politiques monétaires, d’un dollar américain fort, d’une inflation élevée et de hausse des taux directeurs nationaux. La flambée des prix alimentaires s’ajoute aux pressions sociales et fiscales.

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